Friday, September 29, 2017

Jean-Lou Siweck quitte le Luxemburger Wort et Déborah  de Robertis y est à poil.


Ligne  éditoriale









Jean-Lou Siweck quitte le Luxemburger Wort et Deborah de Robertis y est à poil.

Update 30 Septembre 2017

Jean-Lou Siweck était un excellent rédacteur en chef du Luxemburger Wort. Ça, c’est moi qui le dis. Mais je ne suis pas le seul à le dire. Luc Frieden est bien-sûr d’accord avec moi. Lisez la langue de bois du communiqué ci-dessous, tiré tel quel d'un modèle américain pour communiqués de presse prémâchés :

Préambule wishiwashi, Luc ouvre les guillemets, Jean-Lou ouvre les guillemets, le poète a dit la vérité, on doit donc s’en séparer parce qu’on ne peut pas faire mieux. cqfd.

Puis Pub : Saint-Paul édite pas mal de choses. Dont wort.lu où j’ai retrouvé cette chère Déborah de Robertis. Pourquoi dois-je me corriger tout le temps en pensant que son nom est Roberta de Benedictis !?

Je pense que c’est à cause de la confusion que me donne la sombre ligne éditoriale du communiqué de presse ci-dessous, comparé à la ligne éditoriale, plus légère et taquine de l’article qui nous montre Roberta, euh Déborah, et le tout Paris.

Ma question : la nouvelle ligne éditoriale, est-ce plutôt le communiqué de presse à la « Gräbersegnung um 4 Uhr », ou plutôt les faits et gestes de la débordante Déborah ?


Veröffentlicht am Donnerstag, 21. September 2017 um 16:30

Jean-Lou Siweck, le rédacteur en chef du Luxemburger Wort, quittera ses fonctions dans la maison d’édition Saint-Paul Luxembourg au 30 septembre 2017. Cette séparation résulte de discussions entre le conseil d’administration et le rédacteur en chef relatives à la mise en œuvre de la ligne éditoriale du Luxemburger Wort. 

Le président du conseil d’administration de Saint-Paul Luxembourg, Luc Frieden, a déclaré : « Au nom du conseil d’administration, je tiens à remercier Jean-Lou Siweck pour son importante contribution au positionnement qualitatif du Luxemburger Wort et des autres médias du groupe dans un environnement marqué par de profonds changements pour la presse écrite. Grâce à la compétence et au professionnalisme de Jean-Lou Siweck, le Luxemburger Wort a pu renforcer son leadership incontesté de la presse écrite au Luxembourg. » 

Jean-Lou Siweck a déclaré : « Je remercie Saint-Paul Luxembourg de m’avoir offert en 2013 l’opportunité de revenir au monde des médias. Au cours de ces quatre années, j’ai mis tout mon cœur dans le développement des médias du groupe et du Luxemburger Wort en particulier. Je remercie les journalistes du Luxemburger Wort, du Télécran et du Contacto de leur engagement et de leur soutien. Je les encourage, alors que les médias payants évoluent dans un environnement particulièrement difficile, à maintenir le cap d’un journalisme de qualité dans l’intérêt des lecteurs. » 

Licencié en journalisme et communication de l’Université libre de Bruxelles (ULB) et diplômé du Collège d’Europe de Bruges, Jean-Lou Siweck, 46 ans, occupait les fonctions de rédacteur en chef du Luxemburger Wort et de directeur des rédactions de Saint-Paul Luxembourg depuis novembre 2013. Il était auparavant journaliste au d’Lëtzebuerger Land et chef de ressort au Le Quotidien ainsi que, de 2004 à 2013, conseiller économique au Ministère d’Etat. 

Saint-Paul Luxembourg est l’éditeur du Luxemburger Wort, quotidien fondé en 1848 et premier média payant du Grand-Duché de Luxembourg. L’entreprise de médias édite par ailleurs le site Internet « wort.lu » en trois versions linguistiques distinctes et publie les hebdomadaires Télécran, premier magazine du marché, et Contacto, première publication lusophone du Luxembourg, ainsi que son site internet « contacto.lu ». 



Sunday, September 24, 2017

Paradis fiscal un jour, paradis fiscal toujours?

Ecran de nuages










Paradis fiscal un jour, paradis fiscal toujours?


Y a-t-il une date de péremption pour les fraudeurs du fisc, et surtout leurs facilitateurs, les paradis fiscaux ? A en croire l’article du Journal de Montréal, pas du tout. Et les paradis fiscaux ne peuvent pas simplement racheter leur vertu en tournant la page. La preuve : Wikileaks, Luxleaks, Panama Papers, une série à suivre.

L’article focalise sur Bradley Birkenfeld, un nom qui fait encore frissonner la Bahnhofstrasse à Zurich. Il a vécu un drame personnel, et le hasard l’a fait un des sonneurs d’alerte les plus connus du monde. Je le rencontre de temps en temps dans des conférences sur le crime financier. Il a raconté dans son livre « Lucifer’s Banker », ou « Des Teufels Banker »  les années houleuses pendant lesquelles il a été à la fois incarcéré par la Justice américaine et récompensé d’un chèque de 104 millions de dollars (75 millions nets après impôt, s’il vous plait, comme il se doit) en tant que sonneur d'alerte par le Département des Finances américain.

Il n’y a pas de péremption pour les paradis fiscaux, parce que ce n’est pas qu’une question de droit : c’est une question éminemment politique et morale que les opinions publiques ne trancheront que d’une seule façon. C’est que les fraudeurs du fisc vivent aux dépens de ceux qui payent leurs impôts.

Nous verrons encore les journalistes du « International Consortium of Investigative Journalism », ICIJ, ou encore du « Organized Crime and Corruption Reporting Project », OCCRP, fouiner dans les allées mal éclairées.  

Il y aura surtout une poussée internationale pour un statut qui protège, sinon récompense le sonneur d’alerte, à la Bradley Birkenfeld.

Saturday, September 23, 2017

LuXemburger Wort - Mémoire à Luc Frieden: On ne change pas une équipe qui gagne!

Allumez 1000 lanternes

















LuXemburger Wort - Mémoire à Luc Frieden: On ne change pas une équipe qui gagne!

https://www.wort.lu/de/politik/in-eigener-sache-stellungnahme-der-redaktion-59c5377556202b51b13c3b23




Monday, September 4, 2017

Banque Internationale à Luxembourg: L’homme qui a vendu la Banque BIL deux fois pour deux fois rien.

BIL : Entre Chien et Loup





















Banque Internationale à Luxembourg: L’homme qui a vendu la Banque BIL deux fois pour deux fois rien.

Les aléas de sa carrière ont mis Luc Frieden dans la situation unique de vendre la BIL deux fois en 5 ans : une fois pour le Luxembourg, puis une deuxième fois pour le Qatar. Il a mieux fait pour le Qatar que pour le Luxembourg.

La première vente de la BIL à Precision Capital, fond appartenant à la famille régnante du Qatar et devenu investisseur luxembourgeois par domiciliation, était ficelée dans la précipitation à un prix de braderie en 2011-2012 suite à la crise de DEXIA. Le marché s’attendait à une transaction d’Euros 900 millions ou plus, malgré cette crise. Precision Capital a enlevé la Belle, fleuron historique des banques luxembourgeoises, pour 657 millions d’Euros. L’année de référence pour déterminer la valeur de la banque était l’année 2010. Elle avait alors un revenu net d’Euros 240 millions.

La seconde vente au Legend Holdings chinois est à considérer selon le cas comme étant pour deux fois rien ou au contraire pour un incroyable multiple de 5 fois plus.

C’est deux fois rien si l’on considère les opportunités perdues : la BIL n’a pas pu reconnecter avec son niveau de revenus de 2010, c.à.d.  Euros 240 millions. Il y a eu bien-sûr le moment de crise de DEXIA de 2011-2012. Mais la BIL avait gardé ses possibilités de performance inhérentes. Cette performance n’était que d’Euros 134 millions de revenus nets en 2015, une bonne centaine de millions de moins qu’en 2010, et d’Euros 110 millions en 2016, un autre recul de 24 millions. Malgré ce recul, l’investisseur stratégique Legend Holdings est d’accord pour payer plus de 13 fois le revenu net de 2016. Il faut sous-entendre que la relativement faible performance de la banque en 2016 a diminué sa valeur, peut-être de près de la moitié de son potentiel démontré en 2010. Ce n’est pas deux fois rien, mais cela aurait pu être deux fois plus.

Quoiqu’il en soit, les chiffres de 2017 sont bons malgré le manque à gagner. En prenant les revenus de référence comme base, la transaction de 2017 se fait sur moins de la moitié des revenus de 2010, en l’occurrence 240 millions en 2010 contre 110 millions en 2016. Sur cette base la seconde vente en 2017 est de 5 fois supérieure à celle de 2011. Dans les circonstances, c’est très, très bien pour le Qatar.

Le Qatar s’y retrouve à Luxembourg : il y est implanté, y a été courtisé, et vient de faire une bonne opération, en réalisant en moins de 5 ans une plus-value de 823 millions d’euros soit au total plus de 125%. Cela vaut un bonus au personnel ?

L’aventure Cargolux n’a pas été un fiasco pour le Qatar non plus. Seulement pour Cargolux. L’achat et la revente des parts de QR dans CV se solde par une somme zéro. Mais les droits internationaux acquis par QR au Luxembourg au cours de cette aventure n’ont pas été rescindés par le Luxembourg, et le know-how acquis pendant la transaction et la période de coopération est précieux.

Reste la KBL. Elle n’est pas à vendre.  A moins d’avoir besoin de cash supplémentaire, dû à son isolement abrupt par ses voisins, le Qatar sera ravi de compter sur des amis et de garder ses opérations à Luxembourg.

Legend Holdings regardera maintenant à son équation : comment augmenter le rendement de la banque ? Serait-ce en coupant les coûts ou en soutenant une nouvelle orientation avec une nouvelle équipe?